PROGRES et RENOUVEAU

Mieux vivre à Rosières

 

 

 

 










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Rédaction: Notes à nos lecteurs

   Le Jugement

 

 Sauveront-ils leurs têtes ?

50 témoins à charge défilent

en cinq jours. 

L’épouse sauvera t’elle sa tête ?  Les prévenus continuent de nier mais le 28 août 1819, la chambre des mises en accusations les renvoie devant la Cour d'Assises de la Meurthe pour le mois d’octobre. Qui ne peut se réunir, en raison d’un fait nouveau : l’épouse  accouche le 11 octobre …On repousse donc la date à la fin de l’année: le 17 décembre s’ouvre le procès. 50 témoins à charge défilent en cinq jours. 

Le 21 décembre à midi, M. Léopold-François Lefebre de Saint-Germain, chef du jury, donne lecture du verdict: Marguerite Houard, femme d'Hablainville, est déclarée coupable d'avoir donné la mort à Joseph Drouin en mettant de l'arsenic dans une soupe qui lui était destinée. Marguerite Liegey, veuve Drouin, et François d'Hablainville sont déclarés complices du crime pour en avoir facilité l'accomplissement « toutefois, la veuve Drouin n’est condamnée que par sept voix contre cinq, sans doute par pitié pour son enfant , ce qui n’est pas suffisant d’après la Loi  pour une condamnation à la peine capitale. Les magistrats se réunissent en chambre du Conseil , délibérent sur la question et par quatre voix adoptent l'avis de la majorité du jury: Marguerite Liègey, veuve Drouin, est déclarée coupable de complicité dans le crime par 11 voix contre 5.  Le pouvoir en Cassation formé par les condamnés est rejeté par arrêt du 20 janvier 1820.

 l'exécution

...Où nous voyons le Maire de Rosières écrire une fois de plus au procureur,Monsieur le baron  de Metz, Procureur général du Roy à Nancy, pour lui demander que l'exécution ait lieu à Rosières même, « comme un crime de cette nature, commis avec sang froid et avec préméditation ne peut rester impuni et comme il n'y a que trop d'immoralité dans cette commune, je vous supplie, qu'en cas de peine effective contre tous les prévenus ou contre quelques-uns d'entre eux, vous voulussiez bien ordonner que le jugement soit mis en exécution dans cette ville de Rosières, où l'attentat a été commis, cela fera une bien plus vive impression sur l'esprit des spectateurs et les pénétrera bien plus fortement de l'horreur du crime et pour obtenir de vous ce que je regarde comme une faveur, à raison du mal que cela peut empêcher, je vous rappellerai ces vers d'un poète célèbre dans l'antiquité et qui viennent à l'appui de ma demande : Gregis irritant animos demissa per aures qua sunt oculis notata fidelebus* 

*à peu près: les décisions destinées aux hommes de lois (notata fidelibus) font impression sur les âmes des foules (irritant animos gregis) moins par les oreilles (demissa per aures) que par les yeux (qua sunt oculis). Peut-être d'Horace?. 

 

 

 l'exécution à Rosières-aux-Salines,

à midi un quart...

en présence d'une grande assistance..

qui se rend ensuite à l'église

 avec "une grande tristesse pieuse".

La guillotine à Rosières-aux-Salines

Le 11 février 1820, à midi un quart, Franois d'Hablainville, Marguerite Houard, son épouse et Marguerite Liégey, veuve Drouin sont guillotinés sur la place de de Rosières  : « Ce jourd'huy, 11 février 1820,Nous François, Gabriel Lecourtois, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, juge de paix du canton de Saint-Nicolas, en exécution de la lettre de M. le procureur général en date du 10 courant portant que nous nous transporterons à Rosières et que nous assisterons à l'exécution de François d'Hablainville, Marguerite Houard et Marguerité Liègey, fille de cette dernière, tous de Rosières, condamnés à la peine capitale. Attestons que, sur les 9 heures du matin de ce jour, étant arrivé à Rosières, accompagné de notre greffier, nous nous sommes rendus chez M. le maire de cette ville, qui nous déclara que d'après, nous devions nous rendre chez M. Launay, que la maison du dit sieur Launay donnant sur la place ou devait se faire l'exécution, il l'avait désignée pour nous y recevoir qu'en conséquence, nous nous y sommes rendus : qu'enfin les coupables étant arrivés sur la place dite de Grève à Rosières à midi un quart, ils y ont subi leur peine sans qu'ils aient manifesté le désir de faire aucune déclaration, ni révélation quelconque. De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal que nous avons signé vers une heure de relevée.» 

« Le 13 février, le journal de la Meurthe et des Vosges précise :

« A cinq heures du matin, ils sortirent de la prison de Nancy, escortés par la gendarmerie et d'un piquet de dragons, et leur exécution a eu lieu à midi avec beaucoup d'apparat et au milieu d'une affluence prodigieuse de spectateurs. La tête de la fille a roulé la première sous l'échafaud, ensuite celle de la mère, et enfin celle du père. Tous trois ont montré la plus grande résignation et, à chaque coup de fer tranchant de la guillotine, on entendait un sombre frémissement. Immédiatement après l'exécution, les assistants se sont transportés à l'église avec une tristesse pieuse et se sont mis dévotement en prière. »

Les frais de l'instruction et du procès, pour une somme de 957 francs 25 cent furent pris sur la succession laissée par les trois guillotinés.

Vous avez dit place de grève ?

Ne la cherchez pas sur un plan actuel. ..c’était l’ancienne place de l’hospice St-Odile …quant à la prison à l’époque, elle était située, nous l’avons déjà dit, dans une partie du ban-ban, au rez-de-chaussée côté Ancien hôtel de ville.…

 une exécution en 1890, rapportée dans un journal de l'époque - cliquer pour agrandir

PS: les images illustrant ce procès en fait, ont été selectionnées à droite et à gauche dans des livres de l'époque et ne concernent donc pas du tout cette affaire....toute ressemblance ne serait que fortuite ...

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