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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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La Lorraine et les Bourguignons... Quatre siècles plus tard (1360), il se trouve que le 4èmefils du roi de France Jean le Bon, reçoit en apanage (coutume qui consistait à donner aux enfants qui n’étaient pas les aînés un territoire, pour éviter des luttes fratricides au décès du père) le duché de Bourgogne et il a la bonne idée d’épouser une riche comtesse de Flandres, qui possède aussi l’Artois et d’autres villes, bref en gros, le Bénélux actuel ! D’où bien sûr le rêve de son fils, Charles le Téméraire, de rebâtir le royaume de Lothaire en annexant la Lorraine et en faisant de Nancy, sa capitale. Il va trouver face à lui, les ducs de Lorraine, en particulier René 2 et bien sûr le Roi de France, qui n’apprécierait pas un tel royaume à ses portes...
S’ensuivront des luttes terriblement meurtrières dont Nancy sera l’enjeu. En 1475, le Bourguignon s’empare de Nancy et y installe une garnison (majoritairement anglaise, de 2000 soldats). L’année suivante en Août, René 2, aidé du Roi de France, met le siège devant la ville. Les Anglais, lassés « de manger du chien », a t-on dit, se rendent enfin (fin septembre); René 2 y installe une garnison lorraine. Charles le Téméraire, obstiné, revient en renfort avec 10000 hommes et met à son tour le siège devant Nancy en plein hiver. Ce qu’il ne sait pas, c’est que René 2, avec l’aide du Roi de France, a rassemblé derrière lui 20000 hommes ... c’est la bataille de Nancy... Pour en savoir plus sur la bataille de Nancy: On retrouvera le corps de Charles le Téméraire noyé dans les marécages autour de Nancy et mangé en partie par les loups (l’endroit exact est devenu la place de la croix de Bourgogne); une peinture au musée lorrain, de Nancy nous le rappelle. Voir cette peinture Pour fêter sa victoire, René 2 fait construire l’Eglise Notre-Dame de Bonsecours sur les lieux de la bataille, remercie St-Nicolas, le patron de la Lorraine, en édifiant la basilique de St-Nicolas. Nancy de son côté adopte en souvenir le chardon et sa devise "non inultus premor", "qui s’y frotte, s’y pique" Rosières aux Salines pendant ce temps-là...Ville fortifiée, sa garnison est commandée à une époque par un des capitaines de René 2, Malhorty. Plus tard, lorsque Charles le Téméraire s’est rendu maître de la plupart des places fortes de Lorraine, dont Rosières, Malhorty « fait de la résistance » depuis sa base de Ferrières où il s’est réfugié et multiplie les attaques contre les bourguignons ; pendant le siège de Nancy, il « enlève un convoi de vivre et de vêtements » destiné au assiégeants, et réussit à se rendre maître de 400 chevaux et 150 ennemis à Tonnoy. Il fait pendre un espion, qui s’emploie à décourager les Lorrains, racontant que de gros renforts arrivent pour Charles le Téméraire, ce qui était un mensonge (preuves à l’appui). Il est devenu célèbre à Saint-Nicolas en massacrant plus de 600 Bourguignons, en les poursuivant même jusque dans l’église sur l’autel. Voulant se venger d’un tel sacrilège, Charles le Téméraire, à la tête de sa troupe, se dirige alors vers Rosières... Mais Malhorty fait face et le repousse. Le Téméraire, fou de rage, se voit contraint à la retraite, espérant prendre sa revanche plus tard... Notre cité a donné le nom de ce courageux capitaine à une de ses rues... Rosières aux Salines et la peste... Les premières léproseries ont été crées autour de Rome, au 4èmesiècle, à l’initiative de l'empereur Constantin 1er le Grand. Ces lieux étaient composés d'une multitude de cabanes, d’où le nom de borde, de l’ancien français borde: petite maison, cabane, de préférence en planches (bord, mot francique pour planche). Le Moyen âge voit un développement considérable de la peste et donc des léproseries: plus de 2000 en France ! situées en général extra-muros et à proximité d’un cours d'eau, l’eau étant sensée purifier le corps... Les lépreux ne pouvaient exercer que quelques professions infamantes : équarisseur, fossoyeur, cordier (confection des cordes pour les pendaisons) ou encore charpentier, mais à la condition que les planches servent à fabriquer le cercueil d'un condamné à mort ! Pour la petite histoire, Rosières a eu sa léproserie, qui était située au lieu dit « bordel », sur le haut de Rosières, à côté de l'ancienne route de St-Nicolas... (petite route sans issue, la léproserie éait au bout...). A l’époque, ce mot n’avait pas la connotation négative actuelle, signifiant « village de cabanes », et on le retrouve encore dans des lieux-dits : Bourdeaux, Bourdeilles, Les Bordes... La lèpre semblant être une punition divine, certains rois de France (Pépin le Bref, Charlemagne et même Henri IV) prirent des mesures pour limiter son expansion : Vœu de chasteté, interdiction du mariage... Pour en revenir au mot bordel, il a pris sa signification actuelle, du fait que les prostituées, surtout dans les ports, ne pouvaient exercer leur commerce qu’à l’écart, dans des bordes, qui formaient un quartier réservé (bordeau, au singulier; bordels, au pluriel).
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