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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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Le cahier des doléances sous la Révolution... 1789: Tous les représentants de la France écrivent au Roi dans « les cahiers de doléances » pour expliquer ce qui ne va pas et ce qu’il faudrait changer... La rédaction des textes commence dans les paroisses par « les cahiers des Paroisses », puis ils sont regroupés dans un « cahier des baillages », puis réduits en « cahiers de gouvernements ». Enfin, simplifiés, ils deviennent les « cahiers de doléances » qui sont envoyés à Paris. Ils ont valeur de sondage sur les problèmes locaux... A Rosières, trois représentants du clergé, trois pour la Noblesse et six pour le tiers-état « réunis par des sentiments d’affection réciproque et surtout d’amour sans borne pour le Roi et pour la patrie » (!) écrivent-ils, sont chargés de les rédiger. Il est intéressant de noter leurs « doléances », certaines liées à l’époque: la suppression du servage, le vote par tête, l’interdiction de mendier pour les ordres religieux, la diminution de la dîme (mais pas sa suppression !) et d’autres toujours d’actualité : l’établissement d’un impôt sur la fortune (déjà...), une répartition plus équitable des impôts, une prime pour les cultivateurs... Certaines des propositions ne manquent pas d’interêt... à vous de juger: - ne pas créer de nouveaux impôts sans demander l’avis de la population... - suppression des inspecteurs des impôts(=receveurs généraux), dont les gages amputent considérablement la quantité d’impôt récoltée, - suppression des huissiers, remplacés par des avocats... - que les magistrats ne soient plus payés à l’acte mais par un salaire pour qu’ils puissent avoir « le plaisir d’arranger les affaires plutôt que de les instruire » - que les ministres « verreux »(prévarication) soient condamnés... - suppresssion de la gabelle et des salines, qui consomment trop de bois, d’où un prix prohibitif de celui-ci... - que le sel et le tabac soient vendus librement, sans taxe... - que les curés de campagne soient augmentés ! Ils ne devaient pas toucher grand chose! Pour terminer, ils rappellent à sa Majesté, que Rosières-aux-Salines se trouve près de la frontière, d’où une grande facilité pour ses habitants à se réfugier chez les princes voisins où les charges sont plus modérées et « où l’attrait de l’idiome allemand les appelle sans cesse » ! A bon entendeur, salut ! Le droit de vote sera finalement accordé en 1791, mais limité aux seuls hommes de plus de 25 ans payant un impôt égal à au moins 3 jours de travail (= un cens, vieil impôt direct, récupéré à l’époque romaine par les censeurs). Ces citoyens étaient qualifiés d’«actifs», à l’opposé des autres, dits «passifs». Quant aux femmes qui ont essayé d’obtenir ce droit, mal leur en prit: « La belle et riche Olympe de Gouges, veuve joyeuse, fondatrice du club des Tricoteuses, rédige en 1791 une "déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" : "puisque la femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir celui de monter à la tribune"... Robespierre la fait arrêter et guillotiner !» Les femmes devront patienter pour voter jusqu'en... 1944 ! Pour en savoir plus sur les droits des femmes dans le passé: elles en avaient plus au Moyen-Age ! En savoir plus sur les cahiers de doléances et sur le droit de vote. Les délégués célèbres de Lorraine envoyés à Paris à l’Assemblée constituante furent l’abbé Grégoire - un des premiers à avoir demandé l’abolition de l’esclavage - de Lunéville et le poëte François de Neufchateau, fils d’un régent des écoles de Saffais. Pour en savoir plus sur l’abbé Grégoire et sur François de Neufchateau
(cliquer sur les photos pour les agrandir) Pour voir les Cahiers des doléances de Rosières, cliquez dessus Comment on soignait chez nous un chien malade en 1780... Il s’agissait d’une maladie apparue subitement, sorte d’infection avec un gonflement de la mâchoire qui s’étendait ensuite à tout le corps puis l’animal mourait. Comment traiter ? la recette est simple: « inciser la plaie pour faire sortir le venin, puis lui faire prendre le breuvage qui suit: une chopine de vin blanc, une once de bonne thériaque, quelques grains de poivre concassé, une pincée de sel ordinaire, quelques gousses d'ail émincé. Tous les jours, il faut mettre sur la plaie de l’herbe appelée « petite brochetée », une petite branche de genièvre attachée avec du fil. On graisse ensuite la plaie avec du beurre frais, en 10 ou 20 jours... ... en 10 à 20 jours, l’animal est sur pieds »... ("les roses de sel", Mme A.Pazzogna). L'alcool n'est-il pas antiseptique ? Les débuts de l’art vétérinaire n'étaient plus très loin... quelques images ci-dessous...
A gauche,les
Maladies
de la vache et du bœuf, d'après l'Almanach
du Messager boiteux, 1830. |