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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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La Peste à St-Nicolas Elle vient de l’Est, Vic et Crévic . C’est le prêtre, « desservant à Warangainville » (Varangéville) qui est le premier atteint, en juin. On cadenasse sa maison et il part mourir à Saffay (Saffais). D’autres sont atteints, la nouvelle parvient à Nancy. Dès lors, les gens fuient St-Nicolas pour se construire des cabines en bois tout autour, là où ils pouvaient... Plus personne ne veut parler aux habitants ni à quelqu’un qui a parlé aux habitants... Le maire en décède, son successeur aussi. L’épidémie dure jusqu’au début de décembre et à partir de là les habitants ont de nouveau le droit de renconter du monde (« de hanter avec le monde »). L’épidémie aura tué 500 personnes. A Paris, "elle a fait 60000 victimes en 1427, et à Strasbourg la grande cloche crève à force de sonner le glas". Extrait des Registres paroisssiaux de St-Nicolas, cité d’après l’Encyclopédie historique de la Lorraine: « L'an 1627 la peste, apportée - comme quelques-uns disent - de Vic et, aux dires des autres de Crévic, couva en ce bourg les mois d'apvril et de may, pendant lequel temps moururent quelquesuns desquelz on avoit ja quelque appréhension, mais principalement au commencement de juin. Or elle se manifesta en la personne de Messire George, pabre [prêtre.], desservant au prioré de Warangainville [Varangéville], lequel estant visité le 17 dudit mois de juin par M. Charles Viton, résidant en ce lieu. Ledit sieur George monstra audit sieur médecin une apostème, qu'il avoit à l'aine. De quoi ledit sieur médecin m'advertit incontinent (immédiatement) et en advertit aussi les sieurs noz gouverneurs de ville qui firent patter ou cadenatter la maison où résidoit ledit sieur George, size au vieil marché, ledit sieur George en ayant premièrement sorti et pris son chemin vers le village de Saffay [Saffais] derrier lequel il mourut le 19e jour dudit mois de juin de ladite année. Depuis ledit 17e jour dudit mois jusques au 27e du mesure mois moururent 7 ou 8 personnes de contagion. Ledit 27e de juin nous fumes décriés et défendus aux portes de Nancy et delà par tout le pays, mais en sorte que l'on ne vouloit parler mesures à ceux qui avoient seulement parlé à quelqu'un de ce bourg. Plusieurs de ce bourg en sortirent tout au commencement de la contagion et ce fairent faire des cabanes de planches en la campagne çà et là où ilz pouvoient mieux car on ne les vouloient recevoir en villes ny villages. Le Sieur Nicolas Fériet, mayeur (maire) de ce bourg, eut sa maison infectée et se retira en un jardin proche dudit bourg. Fut mis en sa place pour commander en son absence le Sieur François Chrestien, eschevin en la justice de ce lieu lequel mourut aussy de la peste le 12e d'aoust ladicte année 1627. Après la mort dudit sieur Chrestien fut estably pour commander en qualité de commis de mayeur le sieur Michel d'Autrey, tabellion, qui, en ceste qualité, commanda jusques à la fin de la contagion, scavoir jusques au huictieme de décembre dicte année 1627 que nous eusmes permission de hanter avec le monde. En ceste contagion nous fusmes très bien assistés par les pères capucins qui visitoient les pestiférés, leur administroient les Saints Sacrements.(...) . llz logeaient au jardin dict de Monsieur d'Uzemain au dessus de la porte du haut de Ribly, ledit jardin fermé de murailles. En ce jardin moururent deux desdits pères exposés pour soulager les malades. Le 1er appelé Père Esprit mourut le 4 d'aoust dicte année. Le 2ème le 29 septembre et sont enterrés au cimetière de Warangainville. Cedit 2e s'appeloit Père Ambroise de Vézelise. Moururent en ladite contagion environ 500 personnes entre aultres les dénommés ci-après ». Suit une liste tenue à partir du 25 juin 1627. La basilique,d’après Israël Sylvestre et une photo de 1892 ! (A.NORROY); Miniature du Missel de Verdun (Bréviaire à l’usage de l’abbaye de St-Vanne de Verdun, de Jean Du Pré, 1491). Cliquez sur les images pour les agrandir. L’histoire de la ville de St-Nicolas Vers la fin du XIème siècle, les turcs ayant détruit la ville de Myre, les ossements de son évêque, victime des persécutions romaines 8 siècles plus tôt, furent transportés à Bari sur les côtes de l’Adriatique. Un seigneur lorrain, Albert (ou Aubert) de Varangéville obtint une relique, une phalange de St-Nicolas, « de sa dextre bénissante » et en fait cadeau à une chapelle de la Vierge, au bord de la Meurthe, à l’intérieur d’un village qui s’appelait le Port, du lain Portus: passage sur la Meurthe. Le pèlerinage qui s’ensuit développe la cité, de même que le commerce de drap et d’orfévrerie. Au XII° siècle, les foires portoises sont les plus grandes de Lorraine et St-Nicolas a une population double de Nancy. Au XV° siècle,elle prend son nom de St-Nicolas-de-Port. En souvenir de la bataille de Nancy (1477), René II fait élever la grande basilique en 1481, appropriant « l’honneur de la victoire à Monseigneur Nicholas, en le réputant père du pays, duc et deffence de Lorraine. ». Il en fait le saint Patron de la Lorraine. Le Trésor actuel renferme, toujours la relique du saint sous la forme d’un bras reliquaire, en vermeil, or et argent (photo). L’évêque de Myre De son vivant, il vivait en Asie Mineure, Turquie actuelle, sous l’empire romain. Protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles, il fut bienveillant et généreux. A un moment victime des persécutions romaines, il mourut en 343 et fut enterré à Myre. « Selon la légende, saint Nicolas aurait ressuscité 3 enfants tués par un boucher. Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le Saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires. St Nicolas fut vénéré en Allemagne dès le Xème Siècle (donc bien avant la création de St-Nicolas de Port) et la journée du 6 décembre (date de sa mort) fut ainsi choisie comme le jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins. Aujourd'hui, St Nicolas est fêté par un grand nombre de pays d'Europe : en France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique, Hollande, Russie, Pologne, Autriche et d'autres encore... ».(wikipedia). On comprend mieux l’attraction exercée par ses reliques et le pélerinage qui découla à la suite de l’arrivée de l’une d’entre elles dans la région....
Saint-Nicolas et sa légende de bonté, tiré de la Paroisse de St-NicolasEn particulier, il libérerait les prisonniers : « en icelle église, tu verras tant de ferrements et de chaînes, que journellement l’on y porte, que vingt charettes ne scauroient porter ». Ainsi la une pieuse légende d’un chevalier lorrain, Cunon, seigneur de Réchicourt, fait prisonnier par les infidèles, qui invoque St-Nicolas et se retrouve miraculeusement transporté à St-Nicolas de Port sur le parvis de l’Eglise. Il assiste à la messe et ses fers tombent à ses pieds. En souvenir, il en fait don à la basilique. (photo)Plus sur la légende de St-Nicolas le reliquaire de la main, les chaines du Seigneur de Réchicourt, Saint-Nicolasen statue à la porte principale de la basilique; images tirées du site de la paroisse de St-Nicolas,lien ci-desssous. Cliquez sur les images pour les agrandir. Quelques visiteurs célèbresL’Empereur Charles IV (1359), les rois de France : Jean II, Charles VII, Saint-Louis, Henri 2, Charles IX, Henri IV, Louis XIV, Louis XV, Charles X, Louis-Philippe, l’empereur Napoléon, Catherine et Marie de Médicis, Jeanne d’Arc, Saint-François Xavier, Saint Pierre Fournier, Saint Benoît Labre, Avez-vous vu nos centaines de vieilles cartes postales de Rosières-aux-Salines ?
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