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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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Le couvent des cordeliers Il ne reste que peu de choses de ce bâtiment dont on parle tant par chez nous... Il se situait du 12 au 20, rue du Colonel Thiébault. Le duc Charles IV, le 2 janvier 1633, accorde aux Cordeliers de Nancy « la place et vieille masure de la Maison-dieu de Rosières pour la rétablir et s’y faire bâtir une petite église et couvent ». Il comprenait encore à la révolution une église, neuf chambres, un réfectoire d’été, un d’hiver, une infirmerie, deux chambres d’hôtes, une cuisine, greniers, caves, avec un jardin potager d’environ deux jours attenant à la maison et autres dépendances... En 1700, les Cordeliers reçoivent 60 francs « pour dire des neuvaines et faire des processions dans leur cloître pour faire cesser les maladies contagieuses » vue
aérienne et plan pour situer le couvent (noter le chemin du Petit
Paxaille qui conduit aux remparts) Qu’est devenu cet ensemble ? En 1784, il est la proie des flammes, puis la révolution le démembre et le divise... Les habitants actuels savent-ils bien qu’ils habitent dans un ancien monastère ? L’église a servi d’église paroissiale pendant 9 ans, pendant la construction de l’église actuelle... l’ancienne s’effondrant... Elle faisait quand même une certaine taille: 22m sur 9m de large, avec un petit clocher. Ci-dessous, aspect actuel et plan d'époque.(cliquer sur photos pour agrandir) L’église paroissiale St-Pierre Notre église date de 1745 (architecte Claude-Nicolas Mique); de la même époque, la fontaine St-Pierre sur la place du même nom. Par contre la statue de cet apôtre date d’un siècle plus tard, remplacée à la suite d’un acte de malveillance... Auparavant, l’ancienne église, dédiée déjà à St-Pierre, se trouvait derrière l’hospice St-Odile, de même que le cimetière; à l’époque, le curé vivait bien sûr de la dîme: celle des cochons de lait, en particulier, « à condition de fournir le cochon mâle et les chanoines étant chargés,eux, de fournir les taureaux* ! Mais cette première église s’effondrant (1736), c’est l’église des cordeliers qui servit « d’intérim » pendant 9 ans, le temps de construire l’église actuelle sur l’emplacement d’une ancienne halle... Celle-ci se glorifie d’un orgue, œuvre d’un facteur alsacien, ainsi que de seize cloches que l’on entend carillonner à l’occasion le dimanche matin et enfin d’un trésor: calices, statues: Vierge de Miséricorde, St-Pierre, tableau de Notre-Dame des Ermites, chasubles en soie ramenées de chine par un missionnaire... Le trésor de l'église: chasuble en soie originaire de Chine, statue de la Vierge... (cliquer sur photos pour les agrandir) Le cimetière... Et autour de l’église on a bien sûr transféré le cimetière qui n’était pas entouré à l’époque de clôtures et dans lequel les sépultures ne se faisaient pas à la profondeur requise en raison de fréquentes inondations... On a pu lire « qu’il suffit d’enlever quelques pelletées de terre, pour trouver chaque cercueil plongé dans un bain d’eau, et que, à la suite de pluies prolongées et d’inondations, on peut voir des ossements surgir et venir flotter en liberté »*. Il persiste toujours de cette époque des inscriptions funéraires sur les murs extérieurs de l’église. Finalement, de nombreuses lettres de riverains se plaignant des « odeurs » - on les comprend - le cimetière prit le cap de la route de St-Nicolas, son emplacement actuel. Sur l’ancien site fut édifié un moment - le monument aux morts de la guerre de 1870, qui prit à son tour plus tard son chemin pour l’entrée de Rosières, où il se trouve de nos jours... (*A.Pazzogna) la place St-Pierre vers 1900 (cliquer sur photo pour agrandir) |