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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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La gare de Rosières-aux-Salines Où nous voyons le Conseil Municipal écrire en 1851 aux Administrateurs du Chemin de Fer, Compagnie de l'Est, pour leur demander une gare à Rosières aux Salines: St-Nicolas ne fait pas le poids, quant à Blainville, n'en parlons pas... « Nous ne viendrons pas vous témoigner des avantages des stations de Blainville et Varangéville, mais nous sommes étonnés de votre irréalisation sur l’établissement de celle de Rosières aux Salines, dont l’importance pour le public et pour la compagnie est incontestable car la commune de Rosières aux Salines, d’une population de 2323 habitants, est à proximité de plus de quarante communes d’une population totale d’environ 20000 âmes, elle est située dans un site riant, point central entre deux grandes villes, Nancy et Lunéville, d’où il vient de nombreux visiteurs attirés surtout par notre beau dépôt d’étalons dont la composition est très remarquable. Rosières aux Salines possède une fabrique de draps qui expédie considérablement pour Paris, et qui paraît devoir prendre encore plus d’extension. Nous avons un vignoble d’une étendue d’environ 250 hectares dont les vins jouissent d’une renommée connue et qui par suite de la loi modifiant les droits d’entrée pour les boissons, pourraient s’expédier directement pour la consommation des grandes villes qui se trouvent sur le fer et notamment pour Paris. Le moulin de Rosières aux Salines établi sur un cours d’eau toujours abondant pouvant aussi produire matière à commerce et mettre en circulation quantité de farine. Les visiteurs de notre Haras National s’augmenteront considérablement lorsque la station sera établie. Comparons Saint-Nicolas et Rosières : il est facile de convaincre que celle-ci l’emporte sur la première car St-Nicolas ne surpasse Rosières aux Salines en population que de 966 habitants et elle n’est à la portée que sur les communes de Manoncourt, Haraucourt, Varangéville, offrant ensemble y compris St-Nicolas une population de 5126 habitants au lieu de 20831 qu’attirera la station de Rosières aux Salines...Quant à la station de Blainville, elle est bien moins importante encore que celle de Rosières aux Salines attendu qu’elle se trouve à 5 km de Lunéville, (...), qu’on y arrive par une seule voie (...)»
La gare de Rosières aux Salines et l'arrivée du train à St-Nicolas... Finalement il est décidé de construire la gare de Rosières. Cependant le Conseil Municipal fait une fois de plus parler de lui, craignant qu'elle ne "dérange la tranquillité du bétail". C'est pour cette raison qu'elle est construite à 2 km de la ville ! Quelque temps plus tard, lorsque Napoléon III en voyage dans l'est de la France, il s'arrête dans la gare toute neuve. Les Rosiérois l'accueillent aux cris de "Viv' l'pince 'ouis 'apo' éon ! Viv' l'pince 'ouis 'apo' éon !"* Qui sait ? L'effet du patois? Le goitre ? Napoléon III Manifestement les idées républicaines et démocrates de Victor Poirel n'étaient pas partagées par ses concitoyens, comme nous le verrons ci-dessous dans les félicitations du Conseil Municipal adressées au tout début de l'an 1852 au Prince Louis-Napoléon lors de son coup d'Etat du deux décembre pour se faire nommer Empereur... "Monseigneur,la France entière allait périr. Vous l'avez sauvée au deux décembre, jour de dévouement sublime dont tout cœur français ne saurait oublier la date sans bénir celui dont Dieu s'est servi pour frapper ce grand coup de la Providence. Ayant interprété les sentiments de la population qu'il représente, le Conseil municipal de la ville de Rosières-aux-Salines ouvre la première séance en remerciant avec effusion votre Altesse de tout ce qu'elle a déjà fait pour notre chère Patrie. Dieu vous conduit, Monseigneur, qu'il détourne de vous les coups que des insensés préparaient dans l'ombre. Entendez sa voix dans les acclamations enthousiastes de ce grand peuple français qui vous demande l'Empire." Cet enthousiasme pour l'empire est encore plus flagrant si on le compare à celui fort modéré généré lors du couronnement du Roi Charles X à Reims quelques années plus tôt en 1825. A cette occasion, toute la France est sensée participer à la joie de l'événement. Le Conseil municipal, à cette occasion, "regrette que les ressources pécuniaires de la Caisse municipale, ne lui permettent pas de voter, pour ces réjouissances une somme aussi forte que celle que lui suggérait de proposer son dévouement à la famille des Bourbon. En conséquence, M.le Maire fait sonner les cloches en guise de fête !! N'est-ce pas joliment tourné, tout cela ? La République, en 1875 Là encore, l'enthousiasme n'est pas toujours au rendez-vous. Le Conseil Municipal qui a décidé qu'un buste de la République serait placé dans la salle commune, note que le Maire, manifestement impérialiste, "pourrait bien ne pas goûter personnellement cette mesure", qu'il est regrettable qu'il n'en ait pas assuré l'exécution, que "les Conseillers Municipaux, tous républicains, ont cru bien faire de se cotiser pour acquérir le buste de la République". "Ils ont l'honneur d'inviter le Maire" à le faire installer à la place qu'occupait jadis le buste du souverain". Bien sûr, il ne peut refuser: "Faisant droit à la demande si légitime et si légale des soussignés (Conseillers), le buste est aussitôt officiellement installé aux cris répétés "Vive la République". A l'occasion de cette installation, il est décidé que ce soir même l'hôtel de ville sera brillamment illuminé et qu'une retraite aux flambeaux sera donnée par la musique municipale... Quelques arrêtés municipaux... Balayez devant votre porte... le 31 Juillet 1854: - Art.4: Défenses expresses sont faites aux habitants de jeter par les fenêtres, tant de jour que de nuit, aucune eau propre ou sale, urines ou ordures de quelques natures qu'elles puissent être. - Art.5: Les habitants sont tenus de balayer chaque jour la voie publique devant leur habitation, avant 7 h du matin en été et 9h en hiver... Les attelages de chiens... le 27 septembre 1859*: "Interdiction d'atteler aux chiens des charrettes... ces sortes d'attelages effraient les chevaux" Sur l'école buissonnière... le 7 janvier 1908*: -"Dernier avertissement pour certains élèves, abusés par les ennemis de l'école laïque, qui, sans autorisation ni excuse valable, pendant tout ou partie des heures réglementaires, s'absentent pour assister comme enfant de choeur, à des cérémonies religieuses ou pour tout autre motif,...": les parents seront sanctionnés en étant privés des secours qui pourraient leur être donnés par la ville, le département ou l'Etat... *cité d'après Mme Pazzogna et Ch.L.Martin Jolies cartes postales anciennes de notre cité... Cliquez dessus pour les agrandir. Avez-vous vu nos 250 cartes postales anciennes de Rosières-aux-Salines ? |