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Les
régents d’école
Rosières avait bien sûr son école paroissiale.
11 régents s’y succédèrent entre 1616 et 1750. Ce sont les ancêtres de nos
instituteurs sous l’Ancien Régime: assistants du curé, en plus de
l’enseignement, ils étaient tenus d’entretenir et blanchir les linges de
l’Eglise, remonter l’horloge, sonner les cloches et toute une kyrielle d’autres choses: « tenir les écoles avec assiduité, balayer l’église tous les
samedis et veilles de fête, assister le curé pendant la messe, sonner
l’angélus, (...) , conduire et régler l’horloge de l’église, aider et accompagner
Monsieur le Curé dans l’administration des sacrements et les inhumations, bien sûr apprendre aux enfants leur catéchisme, à lire, à écrire, l’arithmétique et le plain-chant à ceux qui auront de la voix et de la disposition pour apprendre ». Leur paye ? un salaire fixe exonéré d’impôt avec un supplément par mariage, enterrement et un droit « d’écolage: 5 sols par mois pour
les élèves débutants, 6 sols pour ceux qui lisent le latin, 7 sols
pour ceux qui lisent le français, 8 sols pour les « écrivants »,
9 sols pour ceux qui lisent l’écriture gothique, 10 sols pour ceux
qui apprennent l’arithmétique. »
extrait Yves Gaulupeau, une histoire de l’école.
Encore faut-il préciser qu’on ne demandait
pas aux élèves de comprendre le latin, mais de le lire ! probablement
juste assez pour chanter les chants sacrés...

Ecoliers
du toulois vers 1890 (sarrau gris et sabots pour elle, sarrau noir et
brodequins pour lui.)
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Tableau de Claudot:
vie quotidienne au 18° siècle (Nancy en arrière-plan)
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(cliquer
sur les photos pour les agrandir)
En savoir plus sur Claudot, artiste lorrain né à Badonviller.
Les
maisons de Rosières...
Au Moyen-Age, en raison des inondations,
les planchers des rez-de-chaussée étaient souvent infiltrés d’eau et les
habitants vivaient donc aux étages,
dont les cloisons étaient faites en bois et en pisé, d’où des incendies
fréquents.
Pour en savoir plus sur le pisé.
Elles furent donc rebâties au quinzième et seizième siècle en
pierre, en récupérant par ci, par là des ruines... Elles étaient en général
renfermées entre deux bras de la Meurthe: la porte d’entrée et la fenêtre principale
donnent sur la rue: «vous entrez par un corridor qui donne tout au fond sur le canal, d’une longueur de
50 à 60 mètres ! Les pièces d’habitations intermédiaires, ne reçoivent
souvent de jour que par la porte. Si dans la longueur du corridor il y a une
cour intermédiaire, elle est habitée par des vaches et des cochons. »
En fait, on retrouve cette disposition en
longueur dans beaucoup de villages lorrains, ce qui protège des envahisseurs,
et permet d’avoir un accès à l’eau par l’arrière. Le traditionnel tas de fumier
devant la porte permettait de bloquer la porte et la fenêtre en cas d’attaque...

Inventaire de 1840, vue sur le
canal du Moulin à Rosières-aux-Salines
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Claudot:
vie quotidienne au 18° siècle (Nancy en arrière-plan)
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