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PROGRES et RENOUVEAUMieux vivre à Rosières |
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la France à l'époque des gabelles... cliquer sur les cartes pour les agrandir Les régions se divisaient, en régions de grande ou petite gabelle (taxe différente), de quart bouillon (en bordure de mer : on y fabriquait le sel différemment en faisant cuire les sable de bord de mer dans des marmites), les régions « rédimées » ( = rachetées pour un certain prix ) qui avaient ainsi gagné le droit de ne plus payer cet impôt, les pays de salins (Rosières et les autres, sel pas très cher) et les pays exemptés («pays de francs-salés »): Pourquoi le sel ? Grâce à lui, on conserve les aliments : on fabrique des salaisons, on sèche le poisson , on nourrit en complément le bétail. On était obligé d’acheter le sel : les familles devaient par exemple acheter un minot de sel (72 litres, 50 kilogrammes) pour quatorze personnes de plus de huit ans; les gabelous rentraient dans les maisons pour vérifier qu’on en consommait, même dans les couvents ! (avec la permission toutefois de l’évêque et en présence d’un officier...) ; les punitions étaient terribles: peines de fouet, marquage au fer rouge de la lettre G comme gabelle, les galères et même la peine de mort s’ils étaient pris les armes à la main; vers 1700, les « faux-sauniers » représentaient le quart des galériens...A Rosières, rappelle Mme Pazzogna dans son excellent livre sur Rosières, « les Roses du sel », « Jean Malhomme et sa femme furent surpris à voler du sel dans l’enceinte même de la saline ». Lui s’enfuit mais elle est prise, et « nue jusqu’à la ceinture, flagellée devant la porte de la saline, puis « condamnée au banissement pendant que lui est " pendu en effigie " ! En savoir plus sur la gabelle : section " impôts indirects gabelle, octroi" et encore : référence 1, 2, et sur les mesures de volume de l'ancien régime (minot) Et l’avenir du sel ? C’est à un architecte Lorrain , Piroux, que l’on doit le développement de l’industrie du sel en Lorraine. Il avait émis l’hypothèse , en 1791 (déjà !), que « nos fontaines salées contractent cette qualité en passant par des mines de sel fossile que la terre produit, (puisque) n’ayant point d’apparence qu’elle puissent provenir de la mer qui en est éloignée de 150 lieues ». On fait en 1819 (seulement !) les premiers sondages : Jackpot ! à Vic et à Rosières,à 65 m de profondeur ! puis sur d’autres sites plus intéressants ; l’exploitation industrielle commence alors (au début, des poêles de 30 m de long sur 6m !) et chauffage par la houille...puis nouveaux procédés et nouveaux sites... Un tremblement de terre à Rosières aux salines ? Me Thiébauld Gérard, tabellion (notaire) à Rosières et prévôt de cette ville (de 1559 à 1571) écrit dans son registre : « L’an mil cinq cens soixante et trois, par un samedy 25° d’octobre, entre 4 et 5 h du matin, feut ung tremblement de terre au milieu du duché de Lorraine, duquel toutes les maisons et terre tremblaient et redontaient de sorte que les pots et pintes tombaient des crocq » Le roi Stanislas et les oi-ois... Tous les Rosièrois le savent, on appelait ainsi les habitants de Rosières-aux-salines. Ce surnom leur viendrait du bon roi Stanislas, qui venait souvent à Rosières, où il avait, dit-on, son pavillon de chasse, à l’entrée de la cité, un grand bâtiment bien conservé avec à l’intérieur un grand escalier en pierre toujours existant, de fort belle allure, et une rampe d’escalier en fer forgé par Jean Lamour – celui qui a forgé les grilles de la place Stanislas à Nancy, (également à l’intérieur, des peintures murales de l’époque, bien conservées)- ci-dessous.
Sur l’ancien fief de Bassompierre, la propriété du comte Charles François de Mitry (1775), chevalier, chambellan du roi Stanislas, colonel de cavalerie. L’histoire dit que les habitants criaient " vive le 'oi ", " vive le 'oi ", d’où le nom que leur aurait donné Stanislas...Est-ce à cause des goitres dont ils étaient souvent affligés ? Dans la même veine, les habitants auraient appelés le banban ainsi parce qu'il faisait « bang- bang » !... On racontait encore, que si on passait à midi sous le ban-ban, pendant que la cloche sonne, on attrapait le « gros cou », le goitre...Le pavillon de chasse aurait peut-être plutôt été sur le haut de Rosières, au château de St-Urbain, disent certains, mais de toute façon le Roi n'est-il pas partout chez lui ? en savoir plus sur Jean Lamour |